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Arts Dreams

Arts Dreams

 
Histoire à Jérusalem
Après deux jours passés à Nazareth à prendre des kilos, j’ai fini par rejoindre le groupe à Jérusalem…. Sac à dos, guitare à la main c’est un soldat israëlien qui m’a indiqué la route pour trouver « la Porte de Damas », waou. J’étais partagée, entre douleurs aux vertèbres, mains moites, et frissons. Arrivée dans la vieille ville, j’ai rejoint l’équipe. C’est assoiffés que nous sommes arrivés au « Madaa Silwan Community Center ». Accueillis par Fabienne et Dany, qui nous ont secourus avec des verres d’eau bien frais et dans la foulée nous ont fait un historique du quartier de Silwan à Jérusalem Est, le tout en anglais.


Quelques dizaines de verres d’eau plus tard, les enfants ont pris place sur cette terrasse transformée en petit théâtre…40 étaient là, et le savoir faire de Rohi quant à l’ouverture des ateliers a détendu tout le monde et a fait de la scène une véritable boîte à rire.

Le lendemain, 17 enfants ont continué avec nous et étaient bien présents à l’atelier (avec 30 mn d’avance)…(Les enfants qui n’ont pas été retenus poursuivront d’autres ateliers avec Fabienne et Dany…)

Place aux exercices…

J’ai continué avec un petit jeu que j’avais dans ma boite sonore : je m’explique : le but de ce jeu est de demander aux enfants de créer un environnement comme la mer, la jungle, le marché, le désert… juste avec la voix…un enfant sort, les autres choisissent un environnement, chacun prend une place et commence à créer l’environnement choisi ( le désert), c’est donc entre serpents, vendeurs de café, chameaux…qu’il doit, les yeux bandés, retrouver l’environnement.
Le sourire sur leurs lèvres m’a donné d’avantage l’envie de continuer l’aventure.

Cécile


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« Hello, Hello, Hello… Bajiboura … », « Al yamine, al ch’mal, la koudam, la wara … wahad, etnen, thalata », Mimi, Nasser, Rouba, Mohamed et les autres se dandinent joyeusement sur les rythmes africains. Je n’aurais pas cru un instant que les enfants mettraient autant d’entrain et d’enthousiasme à balancer leur petit bassin encore frêle et un « chouïa » rigide. Je lis sur leurs doux visages, la concentration, la soif d’apprendre et l’envie de bien faire chaque mouvement. Les regards pétillants des « anges» de Silwan, après ceux des « anges » du Camp de réfugié-es d’Aïda (près de Béthléhem) resteront assurément gravés pour toujours dans ma mémoire d’adulte amère, révoltée par les conditions de vie souvent inhumaines que connaît une majorité de Palestinien-nes.

Plus j’avance dans l’aventure et plus « THEÂTRE, ENFANTS, PALESTINE », via les rencontres et les échanges que j’ai eus, me conforte dans l’idée que l’ART et la CULTURE sont l’essence même de l’identité d’un peuple.


Loubna AMAR



Depuis 1986 une compagnie sioniste privée de soldats déguisés en arabes, ELAD, enquête sur les habitants du quartier et utilise l’ « Absenty property Law » pour confisquer les maisons des palestiniens exilés ou absents. Considéré comme le cœur historique de Jérusalem, SILWAN est la proie des archéologues; et le parc national en construction contrôlé par ELAD, qui doit rendre compte de son histoire, est un prétexte tout tracé pour détruire quantité de maisons et ainsi donner une identité juive à la Cité de David.

L’arrivée ici de Dany, juif hollandais, et de sa femme Fabienne, et la création en 2007 du centre MADAA et de ses cours de musique, de danse, de langues et d’arts divers, en offrant un havre de paix pour les enfants palestiniens semble représenter un lieu de résistance culturelle.

Qu’importe que les enfants saisissent toute la dimension de la scène, le sens du ‘secret’ que je leur demande de regarder derrière le public, et la portée métaphorique des monstres effrayés, des siamois liés par le nez ou les fesses ou des machines humaines emballées qu’ils créent sur le plateau. Leur engagement et leur attention sont autant que leurs rires le signe que c’est une mission essentielle qui s’accomplit ici. « Chouaïa, chouaïa ». Doucement. Nawelle raconte la Capoeira, cette danse des esclaves d’Angola exploités au Brésil:

« Parfois, un peuple met 400 ans à regagner sa liberté. Souvenez-vous en bien. »

Ludivine.



 
Commentaires
1.   mael et chacha  â€º  dimanche 2 août 2009 à 12:19

petit message pour cecile "on crois fort en toi, en vous... pour que coule la paix dans le monde. Gros bisous a tout les enfants et grands de se projet ,de tout notre coeur...a bientot."
mael chacha et maceo

 
2.   bomi41  â€º  mardi 29 septembre 2009 à 19:49

une chose est sur ca devient de plus en plus difficile

 
3.   khdirate  â€º  dimanche 1 novembre 2009 à 03:47

c la meilleur celle la!

 
4.   fadwa54  â€º  samedi 2 janvier 2010 à 08:17

un de ces ces jours :)...

 
5.   rositase  â€º  mercredi 5 mai 2010 à 02:48

:) meme si linventaire propose ci-dessus nest pas tout a fait exhaustif, il donne deja une bonne approche!

 
6.   Jopa  â€º  dimanche 6 juin 2010 à 23:04

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