Le travail artistique avec les enfants a été très fort dans cette partie de la Cisjordanie. Encore une fois, leurs yeux pétillants, leurs rires et leurs envies d’apprendre ont eu raison de toutes les difficultés que nous rencontrons « parfois » aux check-points, tenus par l’armée israélienne. Difficile de contenir l’émotion, la nostalgie de ce petit Kober, perdu dans les collines… toutes ces belles âmes qui se battent pour offrir à leurs enfants un été meilleur… Ici, le sens de la solidarité prend une dimension hors des intérêts politiques et du m-as-tu-vu.
Kober, merci, merci…
Karim décide de rester quelques jours de plus, Diab part voir sa famille à Jéricho, et moi, je rejoins Lubna à Nazareth en 8 heures… pas facile de voyager avec un mur et le jour de Shabbath… pas grave… ça fait 8 heures pour rêver…
Je rêve… du jour où chaque être humain de Cisjordanie pourra se baigner dans la mer Méditerranée, en toute liberté.


Je rêve… du jour où ce mur de 700 kilomètres de long et de 8 mètres de hauteur tombera pour laisser place au RES-PAIX.


Je rêve… du jour où les enfants de Gaza et de Cisjordanie s’uniront dan une pièce de théâtre dirigée par Rohi. J’ouvre les yeux : le mur et ses miradors.

Je referme, et je rêve… « Il l’a foutue où, déjà sa lampe magique, Aladin ? »

Nawelle