Lors de la première rencontre nous avons-nous proposés à chaque groupes d’écrire son prénom en utilisant une graphie particulière, ensuite faire un portrait. Les participants concentrés, réfléchissent sur le choix des couleurs, ils dessinent s’expriment avec simplicité. Ali de Betlhéem, décide de refaire son portrait en prenant pour exemple celui qu’Adeline a fait de lui, Sameh utilise seulement la couleur noire pour faire le sien. Ankaa une jeune palestinienne de Sarneen, choisie d’exposé sa peine envers les enfants de Gaza. En couleurs rouge et noir elle écrit en arabe sur son dessin significatif ‘empereur de la terreur’, consciente de la portée de son message Ankaa s’empresse de nous précise qu’elle est très très heureuse et que tout va bien à la maison, elle rajoute que ‘ les images diffusées à la télévision l’on beaucoup marqué.

Le contenu implicite du dessin de Ankaa nous fait prendre conscience de deux facteurs : le premier combien cette pratique artistique peut toucher les sensibilités, ensuite qu’il faut prendre en compte la dimension de la langue, en effet les enfants de Nazareth parle l’arabe l’anglais et l’hébreu. Des lors, il faut se souvenir que chaque public a sa culture, son histoire et ses propres appartenances. Chaque civilisation entretient un rapport déterminé à l’oral ; notre tâche en tant qu’artiste ne consistait pas seulement à faire une traduction technique vis-à-vis d’un mot à un autre pour communiquer une consigne il s’agit aussi de saisir les usages socioculturels de l’oral du public concerné afin de leur faire percevoir le sens de la pratique artistique. Au fil des jours, nous avons pu constater que chaque enfants a trouvé la récompense d’une compréhension affinée lié à un plaisir accru qui préserve à la fois l’émotion en même temps qu’il l’enrichit de sa conscience.

Oicila.